L’Amérique à vélo 2 – Les Grands Parcs : Préambule 

Avril 2014 / avril 2016, voilà 2 ans que ce blog existe. N’ayez crainte, je vous épargnerai le lieu commun du « déjà 2 ans !! ». 

Automne 2015, la glorieuse parenthèse de 2014 refermée depuis un moment, je bavarde avec mon cousin Benoît. Nous évoquons entre autre les voyages à vélo, l’aventure et le désir de prendre du temps pour soi. À la fin de notre conversation il me confie : « si jamais un de ces 4 l’envie d’un périple à vélo te reprenais, fais moi signe »

Bien qu’interpellé par la proposition de ce cher Ben, cela reste évidemment pour nous deux un lointain fantasme. Pourtant, la graine est plantée. 

L’idée ne tardera en effet pas à germer. Bientôt l’étincelle se transformera en incendie. C’est un peu comme ces films dans lesquels il y a toujours un vieux vétéran à qui on vient proposer un « dernier gros coup », une « dernière aventure » ou encore de « remonter sur le ring » une dernière fois. Leur réaction est toujours la même : « non merci, j’ai raccroché ! ». En réalité au fond d’eux même ils bouillonnent. Les souvenirs reviennent plus forts et plus intenses que jamais. L’envie devient finalement besoin et notre vieux briscard fini par dire: « Bon, j’ai bien réfléchi, c’est d’accord ».

Vous l’aurez compris à travers cette analogie au cinéma, le blog va retrouver un peu d’activité ces 3 prochains mois: Benoît et moi prenons la route. Une route qui nous mènera à travers les grands parcs Nord-Américains (États-Unis et Canada), les Rocheuses et le Québec. 

Nous partirons de Denver dans le Colorado pour nous rendre jusqu’à Jasper en Alberta (Canada). Nous traverserons entre autre le Yellowstone, Glacier National Park, Banff et les Icefield Parkways. De Jasper nous prendrons le train transcanadien (3 jours et 4 nuits) pour regagner le Québec. Nous remonterons alors en selle pour faire le tour de la Gaspésie, avant de redescendre le long du Saint Laurent jusqu’à Montréal, point final de ce voyage. Nombre de kilomètres: environ 3500. 

3500 Km ? Oui, à vélo… Oui en dormant sous une tente la majeure partie du temps… Oui les animaux, les intempéries, les moustiques… oui… 

Les motivations d’un tel projet ? Elles n’ont pas vraiment changé par rapport à il y a 2 ans. Disons simplement que beaucoup d’entre nous abandonnent l’enfant qui sommeille en eux. Pour ma part je l’emmène faire du vélo.

À très vite.  

Détail du parcours dans la partie ouest

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9 réflexions sur “L’Amérique à vélo 2 – Les Grands Parcs : Préambule 

  1. Ah ! Pierre j’adore ta prose ! Et encore plus quand « ça » parle de passion, d’aventure dans les grands espaces américains…..
    Je vais à nouveau te suivre étape par étape, avec le plus vif intérêt.
    Je connais Yellowstone, son incroyable diversité et j’ai hâte de connaître ton ressenti
    Et puis grâce à toi je vais découvrir l’ouest canadien, la Gaspésie……
    Tiens ! ça y est moi aussi la fièvre voyageuse me gagne !…..
    A bientôt Pierre……. On the Road again 😉

    • Hehe merci Brigitte, toujours un plaisir tes messages d’encouragement 😀

      Souvent les suites de film sont décevantes, espérons qu’en terme de voyage ce ne soit pas le cas 😉

      En tous cas les ingrédients pour une belle aventure sont là. Nous avons en effet hâte de voir à quoi ressemble le Yellowstone.

      À très vite.

  2. Hey guys, j’ai observé ce matin un foie de grizzli, histoire d’augurer votre voyage tandis que vous l’inaugurez sur ce coin du Colorado qui est une sorte de toit du monde pour les cyclistes amoureux de l’Ouest. Donc, les présages sont tous favorables. Et puis, tant que j’y étais, j’ai boulotté le foie. Bourré de vitamines les gars. Donc, si vous en croisez un, cool, pas frontal comme Leonardo, mais tout en ruse, Benoit qui le taquine pour le distraire et toi qui l’immobilise par derrière. Vous aurez de la protéine animale pour le restant du voyage. Vous serez les nouveaux Mogli de la jungle des grands espaces glacés du Montana. Mais attention, pas d’initiative frontale. Le grizzli est ombrageux, il s’agace d’un éternuement. Et pour le reste, les études menées par des scientifiques tout-à-fait sérieux montrent sans ambiguïté que des courses mêlant à la fois cyclotouristes lourdement chargés et des grizzlis sont systématiquement gagnées par les plantigrades. Oui, vous avez bien lu: systématiquement. Donc, toujours repérer le séquoia dans le paysage. Et là, eh oui, c’est la loterie du tirage à la courte paille pour savoir qui fera la courte échelle à l’autre pour grimper dans le baobab. (Au cas où il n’y aurait pas de séquoia.) Allez, bisous à vous deux.

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